La psychosomatique n'est pas une vue de l'esprit
Oubliez la séparation entre ce qui serait « dans la tête » et ce qui serait « dans le corps ». Cette dualité est dépassée.
“Les pensées ne sont pas immatérielles. Elles ont une empreinte biologique.”
La psychosomatique n'est pas une vue de l'esprit. C'est une réalité physiologique et biologique.
Toute charge émotionnelle chronique – anxiété, stress, deuil – active des voies neuroendocriniennes et immunitaires mesurables. À long terme, ces dérégulations participent à l'inflammation, modifient la perméabilité intestinale et influencent le microbiote.
Un dialogue circulaire
Mais ce dialogue est circulaire. Le corps influence aussi le cerveau. Et au centre de cette interaction : le microbiote.
Il intervient dans la régulation immunitaire, métabolique et dans certaines voies neurobiologiques. Lorsqu'il est déséquilibré (dysbiose), il est associé à une inflammation de bas grade et à des perturbations systémiques.
Ce terrain est aujourd'hui impliqué dans :
Maladies inflammatoires chroniques
Troubles métaboliques, dont le diabète de type 2
Certaines maladies neurodégénératives, dont la maladie de Parkinson
La qualité des aliments, bien au-delà des calories
Un bon score nutritionnel ne reflète pas toujours la qualité globale d'un aliment. Le degré de transformation, certains additifs ou certaines expositions environnementales peuvent interagir avec l'écosystème intestinal.
Il n'y a pas un cerveau d'un côté et un intestin de l'autre. Il y a un seul système interconnecté en quête d'équilibre.
Un trouble de l'humeur n'est pas toujours uniquement psychologique. Un diabète ou une maladie inflammatoire n'est pas qu'un problème d'organe. Ce sont des déséquilibres de régulation.
Protéger son microbiote, c'est préserver certains équilibres impliqués dans nos fonctions cérébrales. Apaiser son esprit, c'est favoriser l'équilibre du corps.
La vraie médecine commence quand on cesse de soigner le symptôme pour restaurer la conversation entre nos organes et nos pensées.